Mercredi 21 janvier, les enfants du Conseil municipal des jeunes (CMJ) ont poussé les portes de l’Hôtel de Ville d’Étampes pour une visite à la fois architecturale et institutionnelle, guidée par Caroline Lambert-Mercier, responsable du service des archives municipales.
Dès la cour intérieure, les jeunes élus ont observé les éléments remarquables de l’ancien Hôtel Doulcet, édifice datant de la fin du XVe siècle. Caroline Lambert-Mercier a rappelé qu’en 1851, l’architecte Auguste Magne a prolongé le corps principal du bâtiment, lui donnant sa forme en U actuelle. Elle a ensuite détaillé plusieurs marqueurs architecturaux : poivrières, fenêtres à meneaux de style Renaissance, balcon néo-gothique inspiré d’Eugène Viollet-le-Duc, ainsi que le blason de la Ville où figure le château royal d’Étampes.
La visite s’est poursuivie dans le hall d’entrée, puis devant la liste des Étampois morts au champ d’honneur lors de la Première Guerre mondiale. Certains enfants, déjà venus avec leur école, se sont montrés particulièrement attentifs et participatifs.
Après le passage par la grande bibliothèque, le groupe a découvert la salle du conseil, ornée de médaillons peints sur papier marouflé. Caroline Lambert a évoqué Jean de Villette, premier maire d’Étampes en 1518, mais aussi plusieurs de ses successeurs : le Général Romanet, ou encore Jacques Guillaume Simonneau, assassiné en 1792. D’autres figures étampoises, telles que Jacques Houllier, chirurgien renommé, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, savant naturaliste, et le Général Alexis Duverger font également partie de la galerie de portraits.
Dans la salle des mariages, l’attention s’est portée sur les blasons ornant les vitraux des fenêtres : la fleur de lys, symbole du roi François Ier, et l’hermine, associée à son épouse Claude de Bretagne. « C’est ce roi qui a accepté qu’Étampes ait un maire », a souligné Caroline Lambert-Mercier.
La visite a pris un aspect ludique avec l’organisation d’un mariage civil fictif, qui a ensuite permis aux enfants de découvrir le déroulement d’une cérémonie républicaine.
Pour clore cette visite instructive, Coralie Malec, référente du CMJ au Service Information Jeunesse, avait préparé un jeu d’observation et de mémoire autour du patrimoine, révélant aussi quelques détails insolites, comme la chauve-souris sculptée sur le côté gauche de la cheminée de la salle des mariages.




