Vrom vrom ! Les motards en colère de l’Essonne réunis au château de Valnay

Ce dimanche 1er fevrier, le château de Valnay a accueilli l’assemblée générale ordinaire de la Fédération française des motards en colère Essonne : un rendez-vous réunissant de nombreux passionnés de deux-roues autour des enjeux liés à leur sécurité, leur liberté de circulation et leur place sur la route.
Créée en 1980, la FFMC est née dans un contexte de décisions prises par l’État sans concertation. Ils ont alors dû se regrouper pour défendre collectivement leurs droits face à des taxes, restrictions et projets réglementaires successifs.
Depuis plus de quarante ans, la fédération s’est construite comme un mouvement citoyen, indépendant et entièrement bénévole, transformant la « colère » en force de propositions.
La matinée a débuté par une pensée émue à Christophe, motard récemment disparu.
L’assemblée générale s’est ensuite tenue sous la conduite des membres du bureau, parmi lesquels Arlette Roca, récemment élue présidente, accompagnée d’Anne-Marie Dupuis, secrétaire et vice-coordinatrice de l’association.
Ensemble, ils ont assuré le bon déroulement des échanges et la présentation des différents points inscrits à l’ordre du jour.
Les adhérents ont pris connaissance du rapport d’activités, du bilan financier 2025, du budget prévisionnel 2026 et des perspectives à venir.
Plusieurs rendez-vous ont déjà été annoncés pour 2026 : l’opération « Nid-de-poule », le championnat de France de trial à Maisse, le salon de la moto d’Arpajon, le Relais Calmos® des 24 Heures du Mans, des actions d’éducation routière à Étampes, la balade de la 91 et le Jumbo Run IADES à Dourdan, un événement solidaire.
Des discussions ont ensuite porté sur des dossiers sensibles, au premier rang desquels le contrôle technique des deux-roues.
« Pendant longtemps, l’Europe envisageait d’imposer le contrôle technique des motos. Puis elle a laissé aux États le choix de décider. En France, les autorités ont choisi de l’imposer. Nous sommes contre », a déclaré Arlette Roca.
Motard depuis 1982, Gérard Thières partage cette position et en précise les raisons :
« Les défaillances techniques ne représentent que 0,3 % des accidents de moto. Un motard aime la vie, donc il entretient sa machine. La majorité d’entre nous font réviser leur moto au moins une fois par an chez un concessionnaire, qui ne laisse pas repartir un véhicule dangereux. Quand le contrôle technique a été instauré pour les voitures, on comptait plus de 11 ou 15 % des accidents dus à un défaut mécanique. Ce n’est pas du tout comparable. Dans ces conditions, le contrôle technique n’apporte rien en matière de sécurité pour les motards et représente surtout un coût supplémentaire. »
La FFMC Essonne se montre également très vigilante sur les zones à faibles émissions (ZFE), ces périmètres urbains où la circulation est restreinte selon la vignette Crit’Air.
« Si les députés ont voté contre certaines dispositions, le texte doit encore être examiné par le Sénat puis, le cas échéant, par le Conseil constitutionnel : rien n’est donc définitivement joué », fait remarquer un motard.
L’association redoute en effet des mesures qui pénaliseraient des usagers pour qui la moto constitue une solution de mobilité quotidienne, à la fois moins polluante que la voiture ou les poids lourds et contribuant efficacement à la fluidité du trafic et à la réduction des embouteillages.
Après les échanges et les débats, puis l’élection des membres du bureau, l’assemblée générale s’est conclue dans un esprit de convivialité autour d’un repas.

