La Ville d’Étampes a rendu un hommage solennel aux victimes et héros de la Seconde Guerre mondiale à l’occasion du 81e anniversaire de la Victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, ce vendredi 8 mai. Une cérémonie empreinte de respect et d’émotion s’est déroulée dès 9 h au Carré militaire du cimetière Notre-Dame, avant de se poursuivre à travers plusieurs lieux symboliques de la ville.




« Le 8 mai est une date symbolique, célébrée dans toutes les communes. Lors de cette journée, l’ensemble des évènements de la Seconde Guerre mondiale est commémoré : aussi bien la victoire des Alliés que la fin de l’oppression nazie en Europe. Aujourd’hui, c’est aussi l’occasion d’un message à transmettre en faveur de la lutte pour la liberté et la démocratie. », a rappelé Alexandre Guérin, maître de cérémonie et président du Comité mémoriel.


Cette commémoration revêt une signification toute particulière à Étampes, ville durement marquée par les années d’occupation avant sa libération, le 22 août 1944. Autour du maire Gilles Bayart, de nombreuses personnalités civiles et militaires avaient tenu à participer à cet hommage : les sénateurs Jocelyne Guidez et Jean-Raymond Hugonet, le conseiller régional Tarik Meziane, le conseiller départemental Guy Crosnier, le président de l’Agglomération de l’Étampois Sud-Essonne Johann Mittelhausser, ainsi que le sous-préfet Benoît Vidon.


Portes-drapeaux, représentants des associations mémorielles, forces de l’ordre, membres de l’escadrille aéro-sanitaire et du 121e Régiment du Train étaient également présents aux côtés de nombreux habitants. La jeunesse étampoise a elle aussi pris toute sa place dans cette cérémonie à travers les Conseillers Municipaux Jeunes, le Jeunes Sapeurs-Pompiers et les Scouts, illustrant la transmission du devoir de mémoire entre les générations dans la cité royale.
Du cimetière Notre-Dame au Monument aux Morts, en passant par l’Hôtel de Ville et la gare d’Étampes, le cortège accompagné par la Batterie-Fanfare et l’Union Philharmonique d’Étampes a multiplié les dépôts de gerbes et les hommages. Un moment particulièrement émouvant a été consacré aux agents de la SNCF morts pour la France durant les hostilités de 1939 à 1945, ainsi qu’aux prisonniers de guerre étampois et affiliés.



Au terme de cette matinée de recueillement, les mots du poète Paul Athanase continue de résonner avec force, rappelant que la mémoire demeure un rempart indispensable pour construire l’avenir :
« Il n’est pas de respect s’il n’est pas de mémoire.
Il n’est pas de progrès si l’on oublie l’Histoire.
Car le regret est vain, et vain le souvenir.
Si l’erreur du passé ne sert pas à l’avenir. »



