Face à la mauvaise foi affichée par le président de la Communauté d’Agglomeration de l’Etampois-Sud-Essonne Monsieur Mittelhausser et afin de défendre les intérêts d’Etampes et des Etampois, le Maire Franck Marlin souhaite rappeler en toute transparence le courrier qu’il avait fait parvenir le 27 août.

« Monsieur le Président,

Je prends connaissance de votre courrier de ce jour, lequel témoigne une fois encore combien votre politique envers Étampes et les Étampois est nourrie d’insincérité et de mépris. Vous feignez l’étonnement à la nouvelle que la Ville d’Étampes ne donnera plus suite aux mises à disposition de services dont vous avez bénéficié même depuis la fin de la convention triennale en mars 2022, alors que mes nombreux courriers à ce propos, vous invitant à régulariser la situation, et les réunions organisées par nos administrations respectives au cours desquelles vos services prenaient des engagements de partenariat, n’ont suscité de votre part qu’atermoiements et duplicité. Vous n’avez répondu à aucune de mes lettres ni fait la moindre proposition constructive pour élaborer de nouvelles conventions, alors que je vous y invitais à plusieurs reprises depuis le mois de mars, sur une base d’équité. Vous et vous seul portez la responsabilité de cette rupture des négociations, que vous n’avez jamais voulu mener avec franchise, tout en essayant de vous dédouaner de cet échec.

Votre refus d’assumer toute responsabilité en chargeant les autres a ceci de plus grave encore que vous en faites payer le prix aux habitants du territoire et singulièrement d’Étampes, victimes de la hausse vertigineuse des tarifs communautaires et du dédain que vous affichez pour ceux dont vous attendez par ailleurs qu’ils assument docilement le coût de vos errements, sans plus même pouvoir accéder aux équipements et services qui ont souvent été créés par la Ville d’Étampes, et dont vous avez dénaturé le rôle et l’esprit. Par cette hausse des tarifs, vous fragilisez les populations déjà fortement touchées par la conjoncture et vous éloignez d’eux un service public essentiel qui devrait au contraire les aider à surmonter la crise.
Comme si cela ne suffisait pas, vous usez sans vergogne de la taxation et frappez ainsi tous les ménages du territoire, mais aussi les forces vives telles que les commerçants et les artisans, les PME et PMI.
Il convient désormais que vous assumiez vos choix, en reconnaissant que vous ne souhaitiez à aucun moment travailler à la poursuite des mutualisations de services, malgré mes sincères propositions en ce sens. À l’inverse de toute logique d’économies et de l’esprit fondateur des intercommunalités, vous préférez faire cavalier seul et multiplier depuis des années la création de services communautaires démutualisés dont les charges colossales pèsent sur les familles de l’Agglomération.
À ce bilan insupportable s’ajoute l’arrogance avec laquelle votre haute administration a traité à longueur de semaine les agents de la commune qui ont œuvré pour votre EPCI. Nombreux sont en effet les agents de la Ville concernés par les mises à disposition, et dévoués au service public, qui se sont plaints du mépris de certains de vos collaborateurs. Il est vrai que vous avez été précurseur en la matière, par vos incessantes critiques des prestations municipales en matière notamment de restauration collective.
Pour ma part, je choisirai toujours la défense des Étampois et des habitants du territoire, des services publics et de ses agents, auxquels je suis profondément attaché. Ce choix du cœur et de la raison est incompatible avec votre politique dont ils sont les victimes naturelles et désignées.
En définitive, par votre refus de considérer mes propositions en vue de poursuivre les mises à disposition de services, vous portez la responsabilité d’un échec dramatique dont la seule vertu est d’avoir fait tomber le masque de votre duplicité.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes salutations les meilleures. »