Après 42 ans au service des Étampois, Marie-José Méchin prend sa retraite. En effet, le 1er octobre était son dernier jour en tant qu’infirmière libérale diplômée d’État, la plus ancienne de la Ville d’Étampes.

C’est en 1980, après avoir travaillé dans plusieurs cliniques, que Marie-José décide de s’installer à Étampes. Les nombreuses années passées auprès de ses patients lui ont permis de créer un réel lien avec eux, ayant parfois eu à s’occuper des grands-parents et des arrières grands-parents d’une même famille. Elle a aussi été témoin de l’évolution du métier et de la Ville d’Étampes, qu’elle ne compte pas quitter : « Je n’ai pas prévu de partir, je vais profiter de mon temps libre pour jardiner et m’occuper de mes petits-enfants. Je suis invitée à boire des cafés chez beaucoup de monde. », dit-elle avec humour.

Lors de son dernier jour, elle s’est appliquée à former sa successeure, l’infirmière Nathalie Poutot-Lavigne : « Je lui ai parlé des patients, de la Ville et surtout des raccourcis à emprunter en voiture, car lorsqu’on a une trentaine de rendez-vous dans la journée, il ne faut pas traîner ! ». Elle a aussi dit aurevoir à ses collègues qu’elle ne compte pas perdre de vue, notamment l’infirmière Véronique Brossard avec qui elle a collaboré durant 32 ans : « Nous avons eu la chance de bien nous entendre et d’entretenir une belle amitié. Nous n’avons pas partagé que le professionnel ». C’est d’ailleurs en pensant à ses collègues que Marie-José a décidé de repousser sa retraite, qu’elle comptait normalement prendre en 2020 : « Je n’ai pas voulu les laisser justement au moment de la pandémie. Je ne le regrette absolument pas. C’était aussi l’occasion de rassurer les patients et de garder le lien avec eux », explique-t-elle.

« Avoir une mère infirmière libérale quand on est enfant ce n’est pas toujours facile ! En effet, les absences sont nombreuses et ce métier demande tellement d’abnégation qu’une fois à la maison ce n’est pas évident de commencer sa deuxième journée de maman. Mais notre mère, elle, a su concilier les deux ! Nous sommes fières d’elle et surtout des valeurs qu’elle nous a transmises à travers l’exercice de sa profession : la rigueur, la patience, le respect, l’altruisme et surtout la bienveillance. Après toutes ces années à s’occuper des autres, jusqu’à s’en oublier parfois, nous espérons qu’elle profitera de sa retraite comme il se doit et comme elle le mérite. », expliquent ses filles, Romane et Raphaèle.