Vendredi 4 novembre, le Lions club et le Rotary club d’Étampes ont lancé une action commune pour lutter contre les violences intra familiales en partenariat avec des associations spécialisées de l’Essonne : Paroles de Femmes- Le Relais, Léa Solidarité Femmes et Femmes solidarités 91.

De nombreuses personnalités locales étaient présentes.
Le Maire Franck Marlin était représenté par ses adjointesFrançoise Pybot, Elisabeth Delage, Sana Aabibou mais aussi Claude Masure, conseillère municipale.

Dans cette opération, le Rotary et le Lions club ont proposé aux boulangeries du territoire étampois de transformer leurs baguettes et autres pains en supports de communication pour prévenir les violences intra familiales.

Pour ce faire « Des emballages à pain ont été créés arborant un violentomètre, une échelle très simple et visuelle qui comporte 24 graduations, allant du vert au rouge, pour aider les victimes à identifier les relations toxiques.
Il permet de mesurer le degré de violences dans un couple à partir d’exemples concrets du quotidien et est reconnu par les associations expertes comme d’utilité publique dans la lutte contre les violences conjugales.
Sur ce sac, figurent également des informations relatives aux structures à contacter en cas de violences conjugales », explique Jean-Claude Reveau, le coordinateur de cette opération.

Les boulangers d’Étampes et du territoire Sud-Essonne ont répondu favorablement à cette initiative de prévention.

Le Lions club et le Rotary club d’Étampes vont donc leur remettre prochainement près de 100 000 sacs qu’ils utiliseront pour la vente de leur pain entre le 19 et 25 novembre.

Le 25 novembre étant la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

A travers cette opération, Jean-Claude Reveau, ancien commandant de police judiciaire à la retraite, et contrôleur judiciaire à Melun depuis 2002, compte ainsi accompagner les victimes de violences conjugales dans les meilleures conditions sur le territoire du Sud-Essonne.
« La prise en charge des auteurs permet de protéger les victimes. De par mes différentes fonctions dans la Police et depuis que je suis membre de l’association Contrôle judiciaire à Melun, j’ai été témoin de situations dramatiques. On s’aperçoit que les personnes reproduisent ce qu’elles ont vécu quand elles étaient enfants. Et lorsqu’il y a des violences dans le couple, même si les enfants ne sont pas frappés, ils sont des victimes indirectes. Il n’est pas rare qu’à l’âge adulte, ils reproduisent ce qu’ils ont vu et vécu. Il faut protéger les victimes de violence intrafamiliale et le faire en mettant en place des lieux d’accueil pour femmes et enfants, mais également pour les auteurs pour une prise en charge dans un cadre socio judiciaire stricte », soulignait-il en rappelant des statistiques qui montrent l’urgence d’agir.
« En 2021, en France, 121 femmes et 21 hommes ont été tués dans des violences conjugales. Ces drames ont fait 150 enfants orphelins. Dans 32 des affaires de violence les enfants étaient présents. Il y a près 200 000 faits de violence par an, signalés ».