Le fameux jour est arrivé pour les élèves des lycées d’Étampes.

À 9 h 55, quelques minutes avant l’affichage des résultats officiels, la tension monte devant l’établissement professionnel Nelson Mandela. Les élèves attendent impatiemment l’ouverture du portail. Après une terminale en bac pro MELEC (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés), Sami ne sait pas quoi à s’attendre. Dix mètres plus loin, Myriam, une maman semble encore plus angoissée que sa fille. À 10 h, les portes s’ouvrent et les élèves s’engouffrent dans l’établissement où les résultats viennent d’être affichés par les professeurs. Les premiers cris d’exaltation se font entendre, les sourires se mélangent aux pleurs de joie. Laura et Léa, en bac pro ASSP (accompagnement soins et services à la personne) se sautent dans les bras : « On était trop stressées. Ces 2 dernières années étaient compliquées avec la crise sanitaire. Mais aujourd’hui c’est top, on est trop contentes d’avoir obtenu le bac avec mention assez-bien. On a beaucoup travaillé et révisé. Les professeurs nous ont beaucoup aidé, un grand merci à eux pour leur accompagnement. »

    

Tout sourire, Arthur en section Service de Proximité et Vie Locale (SPVL) « a eu peur du rattrapage. Je n’en ai pas dormi de la nuit. Finalement, je l’ai obtenu. Je suis surpris et content. Cela donne de la motivation pour la suite des études. Mais je vais d’abord me reposer et profiter un peu avant de me projeter dans l’avenir. » L’excitation est palpable pour Solène, Maramou et Amandine, qui passaient également un bac SPVL : « On est fiers de nous. Ça fait trop du bien ! » Le proviseur Franck Yernaux rappelle quant à lui que « l’année a été dense et chargée. De nouvelles modalités pour les oraux de contrôle qui se rapprochent des bacs généraux et technologiques sont mis en place. Il y a une certaine incertitude de certains élèves pour la stratégie des choix au rattrapage qui auront lieu dès demain mais nous allons les accompagner jusqu’au bout. »

 

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Au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, certains n’ont pu contenir leur anxiété et ont aussi décidé d’attendre devant l’établissement, une bonne demi-heure avant l’ouverture des portes. « Je me suis réveillé à quatre heures du matin », confie Gaétan avec impatience, « l’attente est juste horrible ». Cette dernière étape est tout ce qui se dresse entre lui et ses études supérieures, qu’il destine au management économique de la construction. « Il va escalader les grilles », s’amuse sa sœur Valentine, venue pour le soutenir. La tension est en effet à son comble. « Plus les minutes passent, plus le stress augmente », explique Grace, future infirmière. Certains parents se sont aussi déplacés pour soutenir leurs enfants, le père d’Haitem, Hicham, n’a aucun doute concernant son fils : « Il l’a, je le sens ». En tout cas, il est sur le point de le découvrir. Les grilles s’ouvrent, la tension est à son comble. Les élèves pénètrent dans l’établissement et déjà, les cris de joie se font entendre. Des larmes, des embrassades et surtout, du soulagement. Les visages s’illuminent et les vacances peuvent enfin commencer pour les nouveaux bacheliers. Certains devront encore passer par l’épreuve des rattrapages pour enfin connaître ce sentiment.