Malgré le Pont du 8 mai et de l’Ascension, beaucoup de monde a assisté ce vendredi 10 mai à la commémoration de la Journée nationale des Mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

La cérémonie s’est déroulée, place Victor-Schoelcher (1804-1893), en présence de nombreux élus du Conseil Municipal, des anciens combattants et des personnalités civiles et militaires dont le Capitaine Jackie Stevenard, adjoint du chef d’escadron de la Gendarmerie nationale, la Lieutenante Murielle Medart, adjointe du Centre de Secours d’Étampes, le Commandant Reyne du Groupement Sud et Sabrina Boutin, Commissaire d’Étampes.

Le Conseil Municipal Jeunes était aussi représenté par Cassandra Sigman, Nathanaël Bayart et Ewann Paola.

Après des dépôts gerbes et une minute de silence observée à la mémoire de toutes les victimes de l’esclavage, Georgia Trébor, représentante des Associations des Victimes de l’esclavage a adressé un message poignant pour ne jamais oublier « qu’il y a encore 176 ans, des femmes, des hommes et des enfants n’étaient pas libres et qu’il a fallu une abolition de l’esclavage pour qu’ils le deviennent. Un peuple qui ne connait pas son passé, ses origines, sa culture ressemble à un arbre sans racine et est amené à revivre certaines négativités de son passé. Cette commémoration est importante pour que l’on n’oublie jamais celles et ceux qui se sont battus aussi pour la liberté. Que l’on n’oublie jamais que des femmes et des hommes ont souffert cruellement pendant des siècles, attachés, violés, tapés, brisés. Nous devons aller de l’avant etlutter contre le trafic d’être humain et l’esclavage moderne, car ils existent hélas encore », a-t-elle souligné.

En 2022, selon l’Organisation internationale du Travail (OIT) 50 millions de personnes dans le monde sont victimes de l’esclavage moderne.

Marie-Claude Girardeau, 1ère adjointe au Maire a remercié Georgia Trébor pour son message plein d’émotion, de vérité et de justesse. L’élue a rappelé combien le Maire et son équipe municipale sont attachés à cette cérémonie inscrite dans le cadre du devoir de mémoire à toutes ces populations qui ont été martyrisées et détruites par l’esclavage.

« Il faut savoir que cela concerne environ 10 000 à 20 000 personnes qui chaque année étaient réduites en esclavage », a rappelé l’adjointe au Maire en partageant des faits historiques des origines de l’esclavage des sociétés antiques à Victor-Schoelcher qui a rédigé le 27 avril 1848 un décret pour abolirdéfinitivement l’esclavage en France.

Marie-Claude Girardeau a retracé le parcours de ce journaliste et homme politique français qui a consacré sa vie à la lutte contre l’esclavage. Depuis 2011, sur décision de Franck Marlin et de son Conseil Municipal, cet homme éminent a une place à son nom à Étampes, en haut de l’avenue de la Libération, dans un lieu hautement symbolique puisqu’elle se situe derrière la statue de l’Homme qui brise ses chaînes.

« Après la proclamation du décret « 200 000 esclaves ont retrouvé leur liberté », a rappelé Marie-Claude Girardeau. « Cette cérémonie nous rappelle les droits fondamentaux de la personne humaine. L’esclavage est une abomination, une indignité qu’il faut combattre de toutes ses forces. Je pense qu’il faut passer le message aux jeunes générations pour qu’elles soient bien conscientes de leur devoir de toujours respecter la dignité d’un être humain quel qu’il soit », a-t-elle ajouté en remerciant tous les élus municipaux, les personnalités civiles et militaires, les Conseillers Municipaux Jeunes et les citoyens de la Cité Royale qui ont participé nombreux à cette cérémonie d’hommage aux victimes de cette sombre période de l’Histoire.

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