Exposition / tout public

Du 17 septembre au 17 novembre 2022

ouvert tous les jours sauf dimanche et lundi, de 9h à 12h30 et de14h à 18h30

Contact : Espace Déclic

 

L’Espace Déclic a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition de Sylvain PERNIÈRE : « Au fil d’Étampes », Digigraphies® – Estampes numériques

Vernissage le samedi 17 septembre 2022 à partir de 18h

Exposition : du 17 septembre au 17 novembre 2022

« Ce n’est pas le sujet qui compte, mais le geste »

Après un long séjour en Autriche, Sylvain Pernière est de retour à Étampes et entreprend de peindre la ville de son enfance, qu’il redécouvre.

Étampes s’illumine alors de façades chatoyantes, des palettes de rose, rouge, saumon, ocres… Les ciels se colorent de bleus violets, de rouges aussi lumineux et durs que les jaunes d’un généreux soleil estival. Les détails communs du quotoidien jaillissent aux yeux du peintre, dénotant avec les montagnes calmes de l’Autriche.

L’avez-vous déjà croisé, au détour d’une rue d’Étampes, silhouette fil de fer, cheveux fous ou coiffé de son panama immaculé, son frêle chevalet de campagne planté face à une perspective du centre ville, au milieu d’une place ou au coin d’une ruelle, recueilli, livrant bataille contre la toile vierge, avec ses gestes amples et sûrs, sabrant le lin pour en faire jaillir formes et couleurs inattendues ?

Vous vous êtes dit : tiens, ça existe encore des peintres sur le motif ? Peut-on aujourd’hui peindre en « live », sans support photographique, informatique ou autre tuteur ? Qui peut aujourd’hui mener telle aventure, prendre de tels risques, avec des techniques naturelles, originelles ?

Sylvain Pernière construit son œuvre à grands coups d’observation, œil acéré et cœur éponge… Tiens, voilà qu’il farfouille dans le paysage et braque sa lumière sur un chapiteau caché, un pignon délabré, une antenne, des câbles enchevêtrés, une lézarde sur un vieux mur. Il s’attarde sur une touffe de végétation, ou la fait croître, là où ça l’arrange. cherchant à démêler les fils multicolores qui pendent, à restructurer les poutrelles d’une armature métallique, à aiguiller les rails d’un chemin de fer, il échafaude, presque malgré lui, son tableau devenu surréaliste.

Après avoir construit sa perspective juste, sans même tirer de ligne de fuite, sylvain prend sa revanche sur ce réalisme en injectant déformations, interpolations et lignes graphisées, marquant ainsi l’achèvement de son tableau par une « écriture » toute personnelle.