Le 27 mai sera célébré partout en France le 79e anniversaire de la journée nationale de la Résistance. Une date qui a une résonance toute particulière à Étampes, au regard du nombre important d’Etampois qui ont rejoint aux premières heures du second conflit mondial le réseau de Jean Moulin.

Pour rappel, le 27 mai 1943, le Conseil national de la Résistance organisait sa première réunion dans un appartement parisien. Autour de Jean Moulin qui représentait le Général de Gaulle, les huit principaux mouvements de résistance se rassemblaient pour la première fois afin de coordonner leur action, libérer la France et rebâtir le pays. Un acte fondateur et une date restée dans l’histoire puisqu’en 2013, l’Assemblée nationale choisit le 27 mai pour symboliser la Journée nationale de la Résistance. Pour commémorer cet anniversaire, la Ville va procéder au pavoisement du Monument aux morts et de l’Hôtel de Ville. En effet, Etampes n’oublie jamais le courage et l’abnégation de ses Héros au sein de la résistance. Certains tels que René Delandhuy, Albert Lemaître, Louis Lusson, André Mary furent fusillés à la colline du Rougemont à Saint-Martin. D’autres déportés ont été dans les Camps de la mort sans jamais en revenir : Louis Moreau, Pierre Audemard, Jacques Ghislain Charles, Émile Rohaut, Jean-Baptiste Eynard, Jacques Robert Thierry, René Georges Pradot, André Jules Paul, Emile Louvel, Camille Léonard, Joseph Marie Le Boulch, Roland Maxime, René Girard, André Glomet, François Drouet. Gabriel-Gautron (1913-1996) et Jean Rigot, toujours parmi nous furent les seuls Etampois à en revenir vivants.

La Ville d’Étampes n’oublie pas non plus Pierre-Pecquet (1899-1969) cité à l’Ordre de la Brigade en 1946. La valeur exemplaire de sa conduite est reconnue par décret au Journal Officiel du 13 octobre : « Volontaire pour toutes les missions dangereuses pendant la clandestinité, a hébergé de nombreuses personnes recherchées par la Gestapo, entre autres un lieutenant allié. Pierre Pecquet a assuré des missions dangereuses au cours desquelles il s’est fait remarquer par son allant et son courage. Arrêté par les Allemands et interrogé, il n’a fourni aucun renseignement malgré les menaces dont il fit l’objet », sans compter le chef de gare, Gaston Beau, sous-chef de la gare d’Étampes, qui communiquait par téléphone à Monnerville déjà libérée, les renseignements qui ont permis aux Alliés de localiser et réduire au silence les pièces d’artillerie du dispositif allemand de défense d’Étampes. Sans compter les cheminots, Pierre Guignolet, Emile De Bartoli, Francine Brunot, Gustave Jovaneau, Louis Langeron, Ange Le Siang, Marcel Madillac, Raymonde Madillac, Clément Pesches, Jean Pognet, Alberic Vignal fusillés à la gare d’Etampes. Des hommes remarquables auxquels la Ville d’Etampes rend hommage tout au long de l’année lors des différentes cérémonies patriotiques.