Depuis 1999, le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
 
Les violences faites aux femmes demeurent massives et tuent encore dans notre société.
 
« Sur une année, près de 210 000 femmes sont victimes de violences conjugales physiques et/ou sexuelles. En 2021, le rapport des morts violentes au sein du couple déplore 122 féminicides, contre 102 en 2020 ; une femme meurt en moyenne tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint », soulignent la Préfecture et les services de l’État.
 
C’est notre mobilisation collective qui permettra de mieux prévenir ces violences et accompagner les victimes.
 
La Ville d’Étampes, à l’origine de la création du Point d’Accès au Droit (actuelle Maison de la Justice et du Droit) en partenariat avec le Président du Tribunal de Grande Instance d’Évry, avait bien compris dès 2009 l’importance d’avoir un lieu d’écoute et de conseils pour les personnes vulnérables et les accompagner dans leurs démarches juridiques.
 
La création des services de Police Municipale et de médiations joue aussi un rôle important pour soutenir les femmes et autres personnes dans des situations d’urgence.
 
Dans le cadre de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville d’Étampes, à la demande du Maire Franck Marlin, a décidé de rejoindre, via son CCAS, le dispositif national « Demandez Angéla » pour lutter contre le harcèlement de rue. Les personnes qui ne se sentent pas en sécurité pourront ainsi trouver refuge dans un établissement partenaire en demandant “Angela”.
 
Autre mobilisation locale à saluer, celle des sacs à pain « violentomètre » lancée
officiellement le 3 novembre par le Lions club et le Rotary club d’Étampes pour lutter contre les violences intrafamiliales en partenariat avec des associations spécialisées de l’Essonne : Paroles de Femmes- Le Relais, Léa Solidarité Femmes, Femmes solidarités 91 et de nombreux boulangers d’Étampes et sa région.
 
Pour se faire, des emballages à pain ont été créés arborant un « violentomètre », une échelle très simple et visuelle qui comporte 24 graduations, allant du vert au rouge, pour aider les victimes à identifier les comportements toxiques et violents.
Il permet de mesurer le degré de violences dans un couple à partir d’exemples concrets du quotidien et est reconnu par les associations expertes comme d’utilité publique dans la lutte contre les violences conjugales.
 
Rappelons qu’aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains au regard de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 20 décembre 1993, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies.
 
La violence à l’égard des femmes entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que :
 
➡️ la violence d’un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
➡️la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfant, mariage forcé, harcèlement de rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
➡️ Le trafic d’être humain (esclavage, exploitation sexuelle) ;
➡️ La mutilation génitale féminine ;
➡️ Le mariage précoce.
 
Rappelons que ce combat ne date pas d’hier
L’élément déclencheur de la prise d’une résolution par l’Assemblée générale des Nations Unies pour lutter contre les violences faites aux femmes est lié à l’évènement tragique du 25 novembre 1960 : trois femmes dominicaines, les sœurs Mirabal, furent assassinées sur les ordres du chef de l’État dominicain. Le 19 octobre 1999, lors de la 54 ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres ont présenté un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La résolution 54/134 a ensuite été adoptée par les Nations Unies le 17 décembre 1999.
Comment réagir si l’on est victime de violence ?
 
Deux numéros de téléphone sont à votre disposition :
 
➡️ Le 3919. Les femmes victimes de violence ou les témoins peuvent le composer du lundi au samedi, de 8 h à 22 h. Ce numéro est gratuit depuis un poste fixe et est invisible sur les factures.
➡️Le « 08 victimes » (08 842 846 37). Un numéro dédié à toutes les victimes de violence quel que soit le préjudice subi. Victimes ou témoins de harcèlement peuvent composer ce numéro non surtaxé, 7 jours/7, de 9 h à 21 h.